CSF Magazine n° 104 - FIEVRE A L'HOPITAL

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L’hôpital est-il malade ? Personnels surchargés, fermeture de maternités, de petits hôpitaux en milieu rural, budgets de crise : l’actualité regorge d’informations parfois préoccupantes sur les difficultés des établissements. Mais on sait aussi applaudir aux résultats de la recherche médicale, aux évolutions des techniques chirurgicales, dont les hôpitaux publics sont les principaux acteurs. Alors, où en est l’hôpital public ? Sa longue histoire est celle d’une adaptation permanente. Des maisons de charité du Moyen-Âge aux salles d’opération robotisées et informatisées d’aujourd’hui, l’institution n’a pas cessé de se métamorphoser. Et demain ? Saura-t-on concilier l’accueil de proximité et l’accès aux techniques les plus sophistiquées ? Tout patient aura-t-il des chances égales devant les soins et la santé ? Essayons d’y voir clair.

COUPES SOMBRES CHEZ LES BLOUSES BLANCHES ?


Le budget des hôpitaux jusqu’en 2017 s’annonce difficile : quelque trois milliards d’euros d’économies sont programmées entre 2015 et 2017, dont 860 millions issus de la « maîtrise de la masse salariale ». Les organisations syndicales sont inquiètes ; cela signifierait la suppression de 22 000 postes, soit 2 % des effectifs. L’hebdomadaire Challenges, en 2015 a confirmé ce chiffre et affirmé qu’il avait pu consulter le document interne. Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant non pas une réduction des dépenses mais « une évolution maîtrisée de l’augmentation des dépenses » : « Quant aux effectifs hospitaliers, contrairement à ce que prétend ce journal, depuis 2012, il n’y a pas eu (et il n’y aura pas) de baisse d’effectifs. Au contraire, depuis 2012, près de 30 000 soignants et non-soignants en plus ont été recrutés à l’hôpital. »
Le ministère entend bien cependant trouver un milliard d’économies par an. On les attend d’une mutualisation des achats des hôpitaux ou de l’obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Les remèdes ? Baisse de prix des médicaments, rapprochements entre hôpitaux voisins, développement de la chirurgie ambulatoire – c’est-à-dire sans nuit passée à l’hôpital – réduction des durées d’hospitalisation.
Les hôpitaux sont touchés, comme tous les services publics, par les politiques de réduction des déficits budgétaires et de rééquilibrage des finances publiques.